Brégançon · Saint-Tropez · Théoule

Littoral varois, golfe de Saint-Tropez et Estérel

Des caps boisés, une ville de marins et de peintres, puis des montagnes rouges plongeant dans la mer.

À l’est des Îles d’Or, le littoral change plusieurs fois de caractère. Les Maures apportent chênes-lièges, vignobles côtiers et petites plages. Au-delà de Cavalaire, trois caps protégés dessinent la presqu’île de Saint-Tropez. Dans le golfe, quartiers de pêcheurs, navettes maritimes et canaux relient des fronts de mer très différents. Plus à l’est, la plaine ouverte de Fréjus cède la place aux roches rouges de l’Estérel.

Port et grande baie de Cavalaire vus du ciel, avec les collines boisées au-delà
La grande baie de Cavalaire introduit le littoral boisé des Maures.
Crédit photographique

Starus / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

Huit lieux pour découvrir une côte changeante

De Brégançon à ThéouleHuit chapitres reliés suivent les Maures boisés, la presqu’île et le golfe de Saint-Tropez, Fréjus et l’Estérel rouge.N10 MMauresPlaine de l’ArgensEstérelÎles d’OrCannes12345678
Sources cartographiques

© OpenStreetMap contributors · sol.blue · Données du littoral (ODbL 1.0)

  1. 01
    Bormes et Le Lavandou

    Rivage boisé, fort et ville de pêcheurs.

  2. 02
    Rayol et Cavalaire

    Un jardin de climats lointains et la côte de 1944.

  3. 03
    Trois caps et Pampelonne

    Caps protégés, isthme de sable et grande plage.

  4. 04
    Saint-Tropez

    Marins, quartiers de pêcheurs, peintres et voiles.

  5. 05
    Le golfe

    Canaux, ports urbains et navettes maritimes.

  6. 06
    Fréjus et Saint-Raphaël

    Un rivage romain en retrait des ports actuels.

  7. 07
    Dramont et Agay

    L’Île d’Or, une grande baie et les sentiers du massif.

  8. 08
    Anthéor, Le Trayas et Théoule

    Calanques rouges, viaduc et Corniche d’Or.

Le golfe de Saint-Tropez s’enfonce dans les terres derrière la presqu’île ; Pampelonne regarde le large sur son côté est. Les caps entre Cavalaire et Saint-Tropez comptent donc davantage que la proximité des villes sur une carte routière. De part et d’autre du golfe, Saint-Tropez et Sainte-Maxime ne sont distantes que d’environ 2 milles nautiques à vol d’oiseau. À Fréjus, la basse plaine de l’Argens marque une large coupure entre les Maures et l’Estérel.

Le mistral prend souvent une direction d’ouest sur le littoral varois. Il peut souffler fort sous un ciel limpide. Pampelonne, ouverte à l’est, Agay, tournée vers le sud, et le golfe découpé réagissent différemment au vent et à la houle ; l’attrait d’une plage ou d’une baie ne dit pas si elle convient pour la nuit. Ports urbains et mouillages organisés saisonniers offrent différentes façons de séjourner sur cette côte.

La côte verte des Maures

01

Bormes, cap Bénat et Le Lavandou

Avant le golfe, le rivage est fait de collines arrondies et boisées, de vignes en retrait de la côte et des Îles d’Or au large.

Fort de Brégançon sur son promontoire rocheux au-dessus de la mer
Brégançon domine les eaux entre le continent et les Îles d’Or.
Crédit photographique

Wolf Meusel / Wikimedia Commons · Public domain

Un fort au bord de l’eau

Brégançon se dresse sur son petit promontoire rocheux, la mer au pied des murailles. Depuis un bateau, sa position explique le site avant toute date historique : il surveille les approches de la rade d’Hyères et le rivage continental. Son rôle plus récent de résidence présidentielle s’ajoute à une fonction défensive bien plus ancienne. L’histoire du fort en donne le contexte ; le voir depuis l’eau n’implique ni débarquement public ni accès libre à l’intérieur.

Autour du cap Bénat, le couvert sombre des pins et des chênes-lièges descend vers la mer. Bormes-les-Mimosas occupe la colline, avec des ruelles pentues et des vues sur le littoral. Son port de plaisance, Port Bormes à La Favière, forme un autre lieu en contrebas : pontons, appartements, restaurants et plage voisine. La visite du village suppose de quitter la marina pour monter dans les terres.

Marina du Lavandou, avec les voiliers sous la ville et les collines boisées
Les bassins modernes du Lavandou jouxtent l’ancien front de mer des pêcheurs.
Crédit photographique

Massimo Macconi / Wikimedia Commons · Public domain

Un village de pêcheurs devient une ville portuaire

L’histoire locale du Lavandou raconte une communauté de pêcheurs aux liens génois et catalans, ancien hameau de Bormes devenu commune indépendante en 1913. Les petites maisons de pêcheurs derrière le quai Gabriel Péri appartiennent à ce premier front de mer. Parmi les bateaux modernes, les pointus, embarcations traditionnelles effilées aux deux extrémités, rappellent cette continuité : le port réunit toujours pêche, transport de passagers et plaisance.

Saint-Clair, Aiguebelle, Cavalière et Pramousquier forment une succession de quartiers balnéaires à l’est du centre. Chacun possède son arc de sable et son versant en arrière, si bien que le paysage change même sur de courtes distances en mer. Les bateaux à passagers du Lavandou se tournent aussi vers Port-Cros et Le Levant ; ces visites insulaires sont présentées dans le guide des Îles d’Or.

Deux ports voisins

Leurs fronts de mer différents comptent autant que l’emplacement attribué.

Retour à la carte du littoral
02

Rayol, cap Nègre et Cavalaire

Ici, un jardin relie la Méditerranée à des climats lointains, tandis que la grande baie de Cavalaire garde une tout autre mémoire d’arrivée par la mer.

Long escalier de jardin entre les arbres au Domaine du Rayol
Domaine du Rayol : sentiers et escaliers traversent des paysages de régions au climat méditerranéen.
Crédit photographique

Tangopaso / Wikimedia Commons · Public domain

Un jardin au-dessus et au-dessous de la surface

Au Domaine du Rayol, le jardin de Gilles Clément réunit des paysages de régions au climat méditerranéen, notamment le Chili, la Californie, l’Afrique du Sud et l’Australie. La découverte tient aux changements de végétation et à leur rapport avec la pente et la mer : sentiers, escaliers et percées dans les arbres remplacent l’ordonnance d’un grand jardin fleuri. Le domaine appartient au Conservatoire du littoral, reliant ce paysage cultivé à la protection de la côte.

L’idée se poursuit sous l’eau dans la baie du Figuier. Le programme guidé du jardin marin explore herbiers, sable et rochers avec masque, tuba et palmes. En 2026, la saison annoncée allait du 18 juin au 13 septembre, avec équipement fourni et réservation préalable. Il s’agit d’une activité saisonnière distincte ; un billet ordinaire pour le jardin ne donne pas libre accès à la plage.

La visite passe par l’entrée terrestre du domaine, accessible par la route depuis Le Lavandou ou Cavalaire. Les règles d’accès du domaine réservent sa plage aux activités pédagogiques encadrées et imposent aux participants de revenir ensuite dans le jardin. Les escaliers du site signifient aussi que l’accessibilité autour de l’accueil et du café ne s’étend pas sans marches à tous les sentiers.

La baie et le débarquement

Cavalaire s’ouvre sur une vaste baie de sable, avec la ville et le port à son extrémité ouest. Le 15 août 1944, cette côte participa au débarquement allié en Provence, l’opération Dragoon. Des commandos français avaient escaladé le cap Nègre la nuit précédente ; les plages autour de Cavalaire reçurent ensuite hommes et matériel de la flotte de débarquement. Le récit local et le monument du front de mer rattachent cette histoire à la plage visible aujourd’hui. Elle se poursuit à l’est au Dramont, au-delà d’un seul lieu de débarquement.

La ville actuelle se découvre facilement depuis le front de mer : commerces derrière le port, cafés autour des bassins et longue plage vers l’est. À l’ouest, Bonporteau offre un rivage plus petit et plus fermé. Cavalaire marque aussi un changement dans le paysage de navigation. À l’est de la baie, la côte se replie autour de Lardier et de Taillat, où les espaces protégés remplacent le front balnéaire continu.

Retour à la carte du littoral
03

Trois caps et Pampelonne

Lardier, Taillat et Camarat donnent sa forme à la presqu’île. Bois, maquis bas, passages de sable et rocher du phare dessinent trois caps distincts.

La presqu’île et les trois capsCavalaire, Lardier, Taillat, Camarat, Pampelonne et Saint-Tropez, avec le golfe au nord de la presqu’île.N3 M123456
Sources cartographiques

© OpenStreetMap contributors · sol.blue · Données du littoral (ODbL 1.0)

Lire la presqu’île

Le cap Lardier est le promontoire boisé à l’ouest, au-delà de Gigaro. Taillat s’avance sur un isthme sableux, avec de l’eau de part et d’autre de l’étroite liaison. Camarat fait tourner la côte vers le nord et Pampelonne, son phare dominant rochers et arbres. Depuis la mer, ces changements de forme donnent au littoral un rythme qu’une liste de plages ne suffit pas à exprimer.

Gigaro et L’Escalet relient le rivage aux sentiers. À Taillat, l’ancienne maison des douanes et le chemin au-dessus de la mer donnent une échelle humaine à ce paysage protégé. Le récit du Conservatoire sur Taillat et Camarat décrit l’isthme, le patrimoine maritime et les actions de conservation. Gigaro et L’Escalet constituent les accès terrestres à cette côte ; les installations pour les bateaux de plaisance restent concentrées dans les villes.

Cap Taillat et son lien sableux avec le continent, vus depuis le rivage en hauteur
Taillat et son isthme sableux, photographiés en mai 2013, avant le grand incendie de 2017.
Crédit photographique

Technob105 / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

Un littoral protégé qui a changé

Le grand incendie de juillet 2017 a touché une grande partie de Taillat et des espaces protégés voisins. Repousse, arbres survivants et conservation font partie de l’histoire des caps. Les photographies anciennes peuvent montrer un couvert végétal différent, et le feu continue de façonner le paysage avec le vent et le sel. En retrait des sentiers, vignes et traces d’occupations anciennes ajoutent une autre dimension à une côte qui peut paraître intacte depuis le large.

Les restrictions estivales liées au risque d’incendie peuvent fermer l’accès aux forêts des Maures et de l’Estérel. La carte quotidienne d’accès aux massifs du Var est la source pertinente pour une promenade prévue. En mer, les herbiers de posidonie appartiennent à l’aire marine protégée de la Corniche varoise. Les règles locales d’ancrage et les zones de baignade balisées déterminent où une visite en bateau peut se faire ; la transparence de l’eau ne prouve pas à elle seule que l’ancrage est autorisé.

Petite embarcation dans l’eau claire devant Pampelonne, avec plage et cap au-delà
Les eaux ouvertes et la longue plage de Pampelonne, photographiées en 2011. Les zones de bouées actuelles ont leurs propres règles saisonnières.
Crédit photographique

avu-edm / Wikimedia Commons · CC BY 3.0

La grande plage appartient à Ramatuelle

Au nord de Camarat, Pampelonne s’ouvre en une longue courbe de sable tournée vers l’est. Derrière les établissements de plage se trouvent dunes, vignes et partie rurale de Ramatuelle ; le village perché est plus loin dans les terres. Les clubs de plage participent à ce paysage, aux côtés des portions publiques et du système dunaire protégé. Le réaménagement de la plage s’est organisé autour de la restauration des dunes et du recul d’installations démontables.

Retour à la carte du littoral

Une ville maritime et son golfe

04

Saint-Tropez, au fil de ses histoires

Le front de mer rassemble plusieurs histoires : marins du commerce, familles de pêcheurs, peintres arrivés en voilier, cinéma et navigation contemporaine.

Petites embarcations et grands yachts sur le front de mer animé de Saint-Tropez
Des bateaux de différentes tailles partagent le front de mer de Saint-Tropez.
Crédit photographique

Gzen92 / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

La ville regardait bien au-delà de son golfe

Au-dessus du port, le musée d’histoire maritime de la Citadelle donne à Saint-Tropez un horizon beaucoup plus vaste. Cabotage et pêche côtoient les voyages dans le monde ottoman et les carrières de marins partis bien plus loin. Objets et récits relient la petite ville à des ports lointains. La montée replace aussi le port dans son paysage : quais, toits, golfe et rive opposée.

Sur les quais, des bateaux de tailles très différentes partagent le décor. Embarcations traditionnelles et équipages au travail s’inscrivent dans un port façonné par la plaisance moderne, les mouvements de passagers et les services à terre. Manœuvre des amarres, réparations et commerces maritimes donnent au quai un rythme de travail à côté des terrasses de cafés. L’économie nautique actuelle prolonge ainsi la relation de la ville avec la mer.

Petite plage de La Ponche directement sous les maisons de Saint-Tropez
La Ponche amène la ville au bord de l’eau à une tout autre échelle.
Crédit photographique

Gnrc / Wikimedia Commons · CC BY 4.0

La Ponche et la ville derrière le quai

Autour de La Ponche et de La Pesquière, ruelles et petits espaces au bord de l’eau rappellent l’échelle du quartier de pêcheurs. La petite plage se trouve directement sous les maisons, dans un cadre bien différent des grands quais et des rangées de yachts. Après le front de mer, les rues intérieures mènent vers l’église et la place des Lices ombragée. Commerces, cafés et marché font entrer la vie quotidienne dans une visite qui pourrait autrement rester au bord du port.

Paul Signac arriva en 1892 à bord de son yacht L’Olympia. Au musée de l’Annonciade, près du port, ses tableaux et ceux d’autres artistes montrent pourquoi ce front de mer compte dans l’histoire de la couleur. Cross, Matisse, Derain et Marquet appartiennent à ce cercle artistique élargi. Le musée indique actuellement que certaines œuvres sont absentes pour étude et restauration, avec un parcours présenté à l’étage ; la présence d’un tableau précis ne doit donc pas être présumée.

Le cinéma ajouta une autre dimension, notamment l’attention internationale suscitée par Brigitte Bardot et Et Dieu… créa la femme en 1956. Le musée de la Gendarmerie et du Cinéma raconte cette histoire. Elle éclaire la célébrité de la ville, tandis que les histoires plus anciennes de pêche, de commerce et d’art restent visibles dans les mêmes rues.

Les embarcations traditionnelles à voile latine et les yachts classiques et modernes des Voiles de Saint-Tropez révèlent différentes cultures de la voile. Lors des grands événements, le port et les eaux qui le bordent participent au spectacle. Le programme aide à préparer une visite, car courses, animation des quais et disponibilité des places visiteurs ne suivent pas le rythme d’une semaine ordinaire.

Une traversée en bateau à passagers depuis un autre port du golfe permet aussi de visiter la ville sans déplacer le voilier.

Retour à la carte du littoral
05

Plusieurs fronts de mer autour d’un même golfe

Face à Saint-Tropez, Sainte-Maxime regarde vers le sud. Au fond du golfe, Port Grimaud fait du port la structure même d’une ville.

Les fronts de mer du golfeSaint-Tropez et Sainte-Maxime se font face ; Port Grimaud et les Marines de Cogolin se trouvent au fond du golfe.N1 M1234
Sources cartographiques

© OpenStreetMap contributors · sol.blue · Données du littoral · Données des canaux (ODbL 1.0)

Sainte-Maxime et la traversée

Sainte-Maxime réunit plage urbaine, commerces et port à côté du centre ancien. De cette rive, Saint-Tropez se découvre de l’autre côté de l’eau, loin de la circulation routière du golfe. Les Bateaux Verts assurent des liaisons de passagers ; leur brochure 2026 indique environ 20 minutes pour la traversée directe Sainte-Maxime–Saint-Tropez, avec arrivée au Vieux Port. Des services desservent aussi Port Grimaud et les Marines de Cogolin, avec terminaux et saisons précisés dans les horaires.

Les voies d’eau de Port GrimaudCarte détaillée du rivage montrant les canaux de Port Grimaud entre d’étroites avancées de terre, ouverts à l’est sur le golfe.N0,25 MPort GrimaudMarines de CogolinLe golfe
Canaux et avancées de terre donnent à Port Grimaud son plan caractéristique.
Sources cartographiques

© OpenStreetMap contributors · sol.blue · Données du littoral · Données des canaux (ODbL 1.0)

L’idée d’un marin devient une cité de canaux

Port Grimaud paraît ancien au premier regard, pourtant sa construction commença dans les années 1960. L’architecte et marin François Spoerry imagina maisons et bateaux ensemble, en s’inspirant des ports méditerranéens visités. Le récit de ses origines rend le plan lisible : les canaux s’insèrent entre des avancées de terre, amenant l’eau jusqu’aux maisons au lieu de placer toute la ville derrière un seul quai.

Ponts, places, façades colorées et clocher révèlent ce dessin à pied. Vu d’en haut, le motif répété des voies d’eau apparaît particulièrement bien. Les informations de visite de la cité expliquent son cadre résidentiel privé et son centre accessible au public. Les petits bateaux d’excursion sur les canaux en offrent une autre lecture ; leur service est distinct de la liaison des Bateaux Verts à travers le golfe et de l’accès d’un yacht visiteur.

Retour à la carte du littoral

La plaine ouverte et les montagnes rouges

06

Fréjus et Saint-Raphaël : le rivage s’est déplacé

L’Argens rejoint la mer à travers les basses terres. Derrière les plages et la marina actuelles, la ville romaine de Forum Julii appartenait à un autre rivage.

Photographie ancienne de la Lanterne d’Auguste à Fréjus, avec des bâtiments bas et des arbres à proximité
La Lanterne d’Auguste à Fréjus en avril 1888. Cette photographie d’archives montre un témoin du port antique dans un paysage déjà éloigné de la mer.
Crédit photographique

René Desclée / Médiathèque du patrimoine et de la photographie / Wikimedia Commons · Public domain

Retrouver une ville maritime dans les terres

Les vestiges du port antique de Fréjus, dont le monument appelé Lanterne d’Auguste, invitent à imaginer de l’eau là où se trouve aujourd’hui la terre. Sédiments et évolution du littoral ont transformé le cadre de la ville romaine. Le témoignage le plus intime est le vivier romain sous un immeuble moderne : creusé dans le rocher puis relié à l’eau de mer par des canaux, il se trouvait autrefois près du rivage, désormais éloigné de plus d’un kilomètre.

Le vivier explique pêche et production alimentaire à l’échelle d’une installation de travail. Sa fonction initiale reste incertaine, et la présentation archéologique distingue stockage et possible élevage ultérieur. Les visites sont guidées, selon les disponibilités communiquées par l’office de tourisme de Fréjus ; calendrier et statut d’ouverture de la fiche sont à consulter pour une date précise. En surface, centre historique, quartier de la cathédrale et autres vestiges romains composent une visite terrestre depuis le front de mer moderne.

Port-Fréjus appartient au retour contemporain de la ville vers la mer. Ses bassins et son canal créent un autre quartier au bord de l’eau, avec des plages voisines, mais ne se confondent pas avec le port romain fouillé. Cette distinction participe à l’intérêt du lieu : une cité maritime antique dans les terres et un port de plaisance moderne face au littoral actuel.

Trois choix de ports urbains

Ce sont des ports distincts, avec des promenades à terre différentes.

Retour à la carte du littoral
07

Dramont et Agay

La roche rouge apparaît tout près de l’eau. Au-delà du Dramont, la côte se replie dans la large rade d’Agay, avec les collines immédiatement derrière la plage.

Tour carrée de l’Île d’Or vue du continent entre des palmes
La tour de l’Île d’Or se dresse juste au large du cap Dramont.
Crédit photographique

Chris cremie at Dutch Wikipedia / Wikimedia Commons · Public domain

L’île, le cap et 1944

La tour carrée de l’Île d’Or se dresse juste au large du Dramont, repère saisissant devant les roches rouges et l’eau bleue. L’île est privée ; elle s’apprécie depuis la mer et les sentiers du continent. Poussaï, tout proche, est un petit port de bateaux locaux, sans offrir l’équivalent des installations de Santa Lucia. Les chemins du cap rapprochent l’île, le rivage rocheux et l’entrée d’Agay.

La grande plage de débarquement à l’ouest du cap reprend l’histoire commencée à Cavalaire. Le Chemin de Mémoire local relie les débarquements d’août 1944 à des lieux autour de Saint-Raphaël. Les monuments du Dramont et le viaduc ferroviaire d’Anthéor montrent pourquoi plages, routes et voies ferrées comptaient ensemble.

Grande baie d’Agay vue du Dramont, avec les collines rouges et vertes derrière la plage
Agay vue du Dramont : la baie et les montagnes forment un même paysage.
Crédit photographique

Frédéric Ducarme · CC BY-SA 3.0

Une baie au pied des collines

Agay s’étend entre le cap Dramont et la pointe de la Baumette. Cafés de plage et voie ferrée occupent l’étroite bande basse ; au-dessus, le Rastel et l’Estérel dessinent des reliefs rouges et verts. La promenade du Rastel d’Agay offre une vue sur la baie. Elle permet de retrouver d’en haut la forme d’abord rencontrée depuis la mer, avec les caps encadrant son ouverture.

Une visite à terre depuis une bouée dépend du dispositif de débarquement indiqué par l’exploitant local. Ce point se règle avec le bureau des Ancres à Vis lors de la réservation ; l’offre publiée n’établit pas un droit d’accostage libre en annexe pour chaque visiteur. Agay se rejoint aussi par voie terrestre depuis Saint-Raphaël. L’accès forestier reste soumis aux mêmes fermetures saisonnières pour risque d’incendie que le reste de l’Estérel.

Rade, mouillages organisés et petit port

Les bouées organisées accueillent donc des bateaux visiteurs plus grands que le petit port.

Retour à la carte du littoral
08

Anthéor, Le Trayas et Théoule

L’Estérel rouge marque le dernier changement de décor : rivages abrupts, petites calanques, route et voie ferrée se glissant entre montagne et mer.

De Fréjus à ThéouleLe rivage urbain de Fréjus et Saint-Raphaël mène par Dramont, Agay, Anthéor et les calanques rouges jusqu’à Théoule.N3 M123456
Sources cartographiques

© OpenStreetMap contributors · sol.blue · Données du littoral (ODbL 1.0)

La couleur raconte une histoire géologique

La roche rouge de l’Estérel est en grande partie une rhyolite volcanique, découpée en crêtes et en versants côtiers accidentés. La végétation sombre accentue sa couleur, surtout là où la roche nue atteint l’eau. Le cadre diffère de la vaste plaine de l’Argens et des rivages boisés plus à l’ouest : la montagne occupe le premier plan. Le guide local du massif relie la côte aux points de vue intérieurs, notamment le cap Roux et le pic de l’Ours.

Autour de Saint-Barthélemy, le rivage rouge se découpe en petites criques sous la route. Des plages étroites se glissent entre les parois rocheuses, tandis que les grandes crêtes s’élèvent à l’intérieur. Depuis la mer, la succession des caps révèle les deux échelles à la fois : le détail proche des calanques et la silhouette des montagnes en arrière.

Baie et viaduc ferroviaire d’Anthéor vus du ciel devant les collines de l’Estérel
À Anthéor, la voie ferrée traverse l’espace étroit entre les collines et la mer.
Crédit photographique

Olivier Cleynen / Wikimedia Commons · CC BY 4.0

Une côte aménagée entre roche et mer

À Anthéor, le viaduc ferroviaire franchit la petite baie. La route contourne le même rivage difficile, tantôt haut au-dessus de la mer, tantôt tout près. La Corniche d’Or ouvrit en 1903, offrant aux voyageurs par route un nouvel accès le long de l’Estérel. Depuis un bateau, ses murs de soutènement, virages et tunnels montrent l’effort nécessaire pour relier ces lieux.

Le Trayas occupe cette étroite rencontre de la pente et de l’eau. La côte contourne l’est de l’Estérel avant de s’ouvrir vers Théoule et la baie de Cannes. Les calanques appartiennent au bord de la montagne ; Théoule amorce une autre relation avec la grande baie, ses villes et ses îles. Train et route permettent aussi de découvrir certaines parties de la côte rouge depuis un port urbain, sans faire escale en voilier dans chaque anse.

Roches rouges autour d’une petite calanque sous la Corniche d’Or
Près de Saint-Barthélemy, la roche rouge atteint l’eau sous la Corniche d’Or.
Crédit photographique

Einaz80 / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Là où la côte s’ouvre ensuite

À l’est de Théoule, découvrez Cannes et les îles de Lérins. À l’ouest, le guide des Îles d’Or suit les eaux insulaires face à Bormes et au Lavandou. La vue d’ensemble de la France méditerranéenne relie ces rivages au reste du littoral méditerranéen français.

Retour à la carte du littoral