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Canaries → Martinique · éventuellement par le Cap-Vert

Cap à l’ouest vers les Caraïbes.

Traverser l’Atlantique avec les alizés, puis revenir en Europe à la voile ou par navire de transport.

03 · Jusqu’aux Caraïbes

Les alizés
vers l’ouest.

D’abord les Canaries. Puis un peu vers le sud, à la recherche d’une bonne bande d’alizés de nord-est, avant de poursuivre à travers l’océan vers la Martinique. Jour après jour sous voiles, jusqu’à voir apparaître à l’horizon des montagnes verdoyantes et un nouveau monde d’îles.

À l’ouest avec les alizés Canaries → Martinique 10°N 20°N Alizés de nord-est Canaries Las Palmas Martinique Le Marin Cap-Vert Mindelo N ↑ ≈ 500 M à 20°N Côte : Natural Earth 5.1.1 · carte : Sophie
  • À l’ouest sans escale portuaire
  • Éventuellement par le Cap-Vert
  • Direction des alizés

La météo détermine jusqu’où la route descend au sud. Les lignes représentent des idées de navigation.

Trait de côte : Natural Earth · domaine public. Carte : Sophie · CC BY 4.0.

Canaries → Martinique

14–16 jours en mer ?

À une moyenne de 7 nœuds, 2 700–2 900 milles marins donnent environ 16–17 jours.

Pour un bateau rapide comme le Pogo 44, 14–16 jours à travers l’Atlantique peuvent être une estimation possible dans de bonnes conditions d’alizés. Sur environ 2 800 milles marins, cela correspond à une moyenne de 7,3–8,3 nœuds, jour et nuit.

Les plus petits Pogo ont eux aussi démontré de bonnes vitesses au large. Lors de la Transquadra 2025, deux Pogo 30 ont tenu une moyenne de 7,4–7,5 nœuds sur l’ensemble de leur route parcourue de Madère à la Martinique. Et le Pogo 36 Amarys a terminé troisième des monocoques de l’ARC+ 2019, selon le récit de son propriétaire publié sur le site du chantier.

La météo, la route et le rythme à bord déterminent le nombre de jours de traversée.

C’est une idée pour l’hiver. Un départ possible se situe fin novembre ou en décembre, avec un séjour aux Caraïbes ensuite. La saison officielle des ouragans dans l’Atlantique dure jusqu’au 30 novembre ; le calendrier ne remplace pas une bonne fenêtre météo.

Voir la traversée classique vers l’ouest avec l’ARC ↗

Sans escale portuaire

Canaries → Martinique

2 700–2 900 M

Un arc vers le sud avant de mettre cap à l’ouest. La longueur dépend de l’endroit où se trouve le vent.

L’étape insulaire facultative

Canaries → Mindelo

env. 850 M

Plus au sud jusqu’à São Vicente au Cap-Vert, avec un vrai séjour avant l’étape océanique.

Depuis le Cap-Vert

Mindelo → Martinique

2 100–2 200 M

De là, la route se poursuit vers l’ouest. Le voyage complet par Mindelo représente environ 3 000 M, auxquels s’ajoutent les jours sur les îles.

Une pause au Cap-Vert.

Une escale à Mindelo divise le voyage en deux et permet un séjour dans un nouvel archipel. Le bateau peut y être réapprovisionné avant le prochain départ, avec quelques jours à terre en chemin. L’autre option est de poursuivre jusqu’à la Martinique d’une traite, sans cette escale. L’estimation de 14–16 jours concerne la traversée depuis les Canaries sans séjour au port en route.

Les traversées derrière les chiffres

Les distances sont des estimations arrondies, pas des traces de navigation mesurées. La liaison géographique la plus courte de Las Palmas au Marin est d’environ 2 650 M ; un arc vers le sud allonge la traversée. De Mindelo au Marin, elle est d’environ 2 080 M avant les ajouts liés au choix de la route.

Dans les résultats de la Transquadra Madère–Martinique de février 2025, le Pogo 30 La Mer est Ronde est indiqué à 2 833,9 M en 15 jours et 23 heures, et Juley à 2 930,0 M en 16 jours et 6 heures. La liste donne respectivement 7,4 et 7,5 nœuds de moyenne sur les traces parcourues. Il s’agit du temps réellement écoulé, sans correction de handicap. La vitesse directement vers l’arrivée était inférieure, car les bateaux ont parcouru plus que la liaison la plus courte.

Pour le Pogo 36 Amarys, le propriétaire indique une troisième place parmi les monocoques de l’ARC+ 2019, par le Cap-Vert jusqu’à Sainte-Lucie. Le récit ne donne aucune vitesse moyenne ; il illustre le résultat du bateau lors d’une navigation au large.

À titre de comparaison, l’ARC indique 2 700 M et 18–21 jours pour un bateau moyen jusqu’à l’île voisine de Sainte-Lucie. L’ARC+ indique 850 M de Las Palmas à Mindelo, mais poursuit ensuite vers la Grenade. Les 14–16 jours sont une estimation pour le Pogo 44 dans de bonnes conditions, sans jours d’attente ni escales portuaires.

La saison suit la présentation des cyclones tropicaux de la NOAA. Sources vérifiées le 18 septembre 2026.

Après les mois aux Caraïbes

Deux façons
de revenir en Europe.

Le bateau peut revenir à la voile au printemps, ou être transporté sur un navire. Cela permet de combiner une traversée vers l’ouest avec un retour en Europe sans nouvelle longue traversée pour l’équipage.

À la voile

Au nord, puis vers les Açores.

Le retour suit souvent un arc plus au nord vers les vents d’ouest et les Açores, éventuellement avec une escale aux Bermudes. De là, des routes possibles mènent vers le Portugal ou la Manche. Mai et juin constituent une période habituelle pour le retour.

Ce voyage peut être plus rude et plus changeant que la traversée vers l’ouest dans les alizés : air plus frais, fronts, dépressions et périodes de vent contraire. Il offre lui aussi de belles journées de navigation, mais le départ et la route demandent davantage d’adaptation.

Voir un retour par les Bermudes et les Açores ↗

Le bateau prend le navire

L’équipage prend l’avion. Le bateau est transporté.

Des bateaux de croisière et de régate ordinaires sont régulièrement transportés entre les Caraïbes et l’Europe. Le bateau est livré à flot le long du navire de transport, hissé à bord par une grue et posé sur un ber adapté. Le mât peut rester en place. Le bateau est saisi pour la traversée puis remis à l’eau à l’arrivée. Cela s’appelle lift-on/lift-off.

Au printemps 2025, Sevenstar a transporté 25 bateaux participants à la Transquadra de la Martinique à Lorient, mâts en place, avec 27 autres bateaux. Ce transport permet de quitter les Caraïbes en avion et de retrouver le bateau en Europe.

Yacht Express au large de Hoek van Holland, novembre 2020. Ce navire utilise la méthode float-on/float-off décrite ci-dessous.
Yacht Express au large de Hoek van Holland, novembre 2020. Ce navire utilise la méthode float-on/float-off décrite ci-dessous.
Photo : kees torn

Des sociétés à examiner.

  • Peters & May ↗

    Transporte des bateaux de croisière et de régate entre les Caraïbes, l’Europe du Nord et la Méditerranée. Le lien mène à leur guide du transport de retour après l’ARC.

  • Sevenstar Yacht Transport ↗

    Propose le transport mât en place ou démonté. Les lieux de chargement comprennent notamment St. Thomas et la Martinique.

  • Bremer Lloyd ↗

    Représente Sevenstar pour les clients, notamment en Norvège, au Danemark et en Suède. Un contact possible pour le transport, le ber, la saisie et la manutention de l’eau à l’eau.

  • DYT Yacht Transport ↗

    Utilise une autre méthode : le navire abaisse son pont de chargement, les bateaux entrent à flot, puis le pont remonte. Cela s’appelle float-on/float-off. La société propose aussi des liaisons entre les Caraïbes et la Méditerranée.

Si le transport est envisagé, un devis peut être demandé pour le bateau concerné, avec les ports, les dates, la préparation, l’assurance et le prix hors taxes.