Delta du Rhône · voies d’eau au travail · criques rocheuses

Camargue, Fos & Côte Bleue

Un pont qui s’ouvre aux pêcheurs, un delta, des aciéries à l’horizon — puis un port niché dans le calcaire.

Entre Le Grau-du-Roi et Marseille, la Méditerranée change plusieurs fois d’échelle. Derrière la plage s’étendent salins et rizières. À l’embouchure du Rhône, les voiliers partagent le paysage avec le trafic fluvial et les chantiers navals ; autour de Fos, grues et installations industrielles se dressent au-dessus de l’eau. Plus à l’est, Carro et la Côte Bleue ramènent le littoral à de petits ports et des criques rocheuses. La pêche traverse toute cette histoire, des quais du Grau au calen de Martigues et au parc marin au-delà de Carry.

Bateaux de pêche amarrés près d’un phare et de maisons sur le quai au Grau-du-Roi.
Bateaux de pêche et phare au bord du chenal du Grau-du-Roi.
Photo : Benjamin Smith

Du delta à la Côte Bleue

Camargue, Fos et Côte BleueLe Grau-du-Roi et Aigues-Mortes se trouvent à l’ouest du delta du Rhône. Les Saintes-Maries font face à la mer, Port-Saint-Louis rejoint le Rhône et Fos mène à Caronte et Berre. La Côte Bleue se poursuit vers l’est en direction de Marseille.Le Grau-du-RoiAigues-MortesSaintes-MariesPort-Saint-LouisFosMartiguesCôte BleueVaccarèsPetit RhôneGrand RhôneÉtang de Berre123456710 milles nautiquesN
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L’ouest du deltaLe Grau-du-Roi et Aigues-Mortes sont à l’ouest du Petit Rhône. Les Saintes-Maries se trouvent au sud du Vaccarès ; le Grand Rhône atteint la mer près de Port-Saint-Louis.Le Grau-du-RoiAigues-MortesSaintes-MariesPort-Saint-LouisVaccarèsPetit RhôneGrand Rhône123410 milles nautiquesN
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Fos, Berre et la côte rocheuseLe Grand Rhône et Port-Saint-Louis se trouvent à l’ouest du golfe de Fos. Caronte mène à Martigues et Berre, tandis que la Côte Bleue suit le littoral vers le sud-est.Port-Saint-LouisFosMartiguesCôte BleueÉtang de BerreGrand Rhône456710 milles nautiquesN
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Le Grau-du-Roi & Port Camargue

Un chenal de pêche à côté d’une ville conçue pour la plaisance.

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Aigues-Mortes & les salins

L’ambition maritime d’un roi et un paysage façonné par les sauniers.

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Saintes-Maries & Camargue

Pèlerinage, pâturages et gestion de l’eau dans le delta.

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Port-Saint-Louis-du-Rhône

Le croisement de la navigation maritime, des voies fluviales et de la préparation des bateaux.

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Golfe de Fos

Navires, matières premières et industrie à l’échelle d’un continent.

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Martigues, Caronte & Berre

Une mer intérieure, des canaux urbains et le poisson à l’origine de la poutargue.

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Côte Bleue : de Carro à Niolon

Villages de pêcheurs, fonds marins protégés et voie ferrée au-dessus des criques.

Le Petit Rhône et le Grand Rhône encadrent le delta central. Aigues-Mortes se trouve sur son côté occidental ; à l’est du Grand Rhône, le golfe de Fos s’ouvre vers Caronte et l’étang de Berre. La Côte Bleue longe le versant sud des collines qui séparent Berre de la mer. Le port de Carro situe le Vieux-Port de Marseille à environ 14 milles nautiques : petites criques et grande ville sont de proches voisines.

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Le Grau-du-Roi & Port Camargue

La ville ouvre son pont aux bateaux

Un grau est un passage entre lagune et mer. Au Grau-du-Roi, cette ouverture est devenue l’axe d’une ville de pêcheurs, avec des maisons et des quais se faisant face de part et d’autre du chenal. Le pont tournant laisse toujours passer les bateaux. Le retour des chalutiers en fin de journée donne au front de mer un rythme bien différent de celui de la plage voisine : la circulation s’interrompt tandis que la flottille traverse la ville.

Le chenal longe le phare et les rangées de bateaux de pêche. La vie maritime du Grau mêle chalutiers, petites unités côtières, vente du poisson et débarquement des prises. Sur les quais, le lien entre bateau, ville et repas reste particulièrement visible. La gare permet aussi aux équipages arrivant par Nîmes de rejoindre ce front de mer.

Vue aérienne de Port Camargue, de ses bassins de plaisance et des salins à l’intérieur des terres.
Les bassins ramifiés de Port Camargue, avec le paysage des salins à l’arrière-plan.
Photo : Olivier Cleynen

Une ville entière dessinée autour des bateaux

Tout à côté, Port Camargue raconte une époque plus récente du même littoral. Ses bassins apparaissent en 1969, lors de l’aménagement du littoral languedocien conduit par l’État dans le cadre de la Mission Racine. Voies d’eau, maisons de marina, quais et services ont été conçus autour de la plaisance. Vu d’en haut, le réseau ramifié des bassins rend cette ambition très lisible. Port Camargue et l’ancien chenal de pêche montrent deux façons différentes de bâtir une ville autour des bateaux.

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Aigues-Mortes & le paysage du sel

Un port royal en retrait du rivage

Depuis le littoral actuel, Aigues-Mortes peut sembler une ville maritime inattendue. Louis IX la fonde en 1240 pour donner à son royaume un accès à la Méditerranée, puis embarque depuis son système portuaire pour les croisades de 1248 et 1270. La liaison fut toujours plus complexe qu’une arrivée de navires au pied des murs : lagunes, chenaux, embarcations à faible tirant d’eau et lieux de chargement au large reliaient la ville à la mer. L’histoire de ses fortifications raconte aussi les aménagements de cette liaison.

Depuis les remparts, la géographie prend corps. Près de 1,6 km de murailles entourent la ville, avec des vues sur les salins. Les rues resserrées à l’intérieur et le vaste paysage d’eau au-dehors ont des échelles très différentes. C’est une excursion à terre depuis Le Grau ou Port Camargue ; y arriver par les voies navigables actuelles relève d’un autre projet.

Remparts et tours d’Aigues-Mortes, avec les salins au-delà de la ville.
Aigues-Mortes : les remparts entourent la ville ; les salins s’étendent au-delà.
Photo : Einaz80

Les couleurs d’un paysage de production

Les étangs salants sont des bassins de production. L’eau de mer y circule pendant que soleil et vent concentrent la saumure, sous la conduite des sauniers qui gèrent l’eau et les récoltes. Leurs couleurs saisissantes appartiennent à ce système de travail. Le petit train du salin donne accès au paysage de production et à une vue depuis une camelle ; les visites proposées par l’exploitant permettent de le découvrir, les bassins n’étant pas un espace de promenade libre.

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Saintes-Maries & le delta vivant

Vue aérienne des Saintes-Maries-de-la-Mer avec l’église, la plage et les étangs.
Les Saintes-Maries entre plage et zones humides, photographiées en 2008.
Photo : Jean-Louis Vandevivère

Une terre créée par le Rhône, une eau dirigée par les hommes

Le Rhône a déposé les sédiments de la Camargue ; digues, drains et irrigation organisent aujourd’hui une grande partie de la circulation de l’eau. Rizières, pâturages, roselières, salins et lagunes saumâtres occupent différentes parties de la plaine. Depuis la mer, la plage basse n’en révèle qu’une bordure. L’intérieur se découvre à pied, à vélo ou lors d’une visite locale des zones humides.

L’eau douce du Rhône joue un rôle inattendu dans ce pays salé. La riziculture inondée contribue à dessaler les sols agricoles, tandis que l’irrigation et le drainage influencent l’ensemble du delta. La présentation de l’agriculture par le parc régional replace les rizières dans l’histoire de l’eau sur cette côte. Elles font partie d’un système où agriculture, pêche, production de sel et protection de la nature dépendent toutes du partage de l’eau.

Les chevaux blancs et les taureaux noirs appartiennent aux pâturages exploités. Les gardians, gardiens de troupeaux à cheval, utilisent leurs montures pour travailler avec les bêtes ; le pâturage contribue lui-même à façonner le paysage ouvert. Les flamants occupent une autre partie de cette mosaïque, se nourrissant dans des eaux peu profondes dont la salinité et le niveau varient. Les animaux de Camargue prennent tout leur sens lorsqu’on les relie aux personnes et à la gestion de l’eau qui entretiennent leurs habitats.

Une église face à la mer

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, l’église fortifiée domine un village bas entre étangs et plage. La tradition religieuse locale raconte l’arrivée par mer de Marie Jacobé et Marie Salomé, avec Sara étroitement associée à leur histoire. Ce lien prend forme lors des pèlerinages de mai : la statue de Sara est portée vers la mer le 24 mai, suivie de la barque des deux Maries le 25 mai. Pèlerins roms et gardians à cheval participent à ce rassemblement religieux toujours vivant.

L’église est aussi un amer. Port Gardian décrit lui-même son rôle séculaire pour les marins à l’approche. Sa silhouette ramassée et fortifiée relie la vue depuis l’eau au sanctuaire et aux rues à terre. Les Saintes-Maries se distinguent de l’enceinte royale d’Aigues-Mortes : le village regarde le large, avec la plaine humide immédiatement derrière lui.

Au nord, le parc ornithologique de Pont de Gau propose des sentiers aménagés et l’observation des oiseaux dans le marais. Les animaux domestiques n’y sont pas admis.

Au débouché du couloir du vent

Le mistral accélère dans la vallée du Rhône avant de s’étaler sur cette côte. Un ciel lumineux peut accompagner ce vent du nord fort, sec et rafaleux. Le vaste delta offre peu de relief pour le freiner ; il marque donc autant les balades à vélo ou à pied que la navigation. La longue côte de plages et les petites anses rocheuses plus à l’est présentent des cadres très différents sous le même temps.

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Port-Saint-Louis-du-Rhône

Quand la navigation maritime rejoint l’Europe fluviale

Au Grand Rhône, la côte s’ouvre sur un autre réseau de voyages. Port-Saint-Louis se trouve au bord du fleuve, tandis que son port central rejoint le golfe de Fos par le canal Saint-Louis. L’écluse relie ce bassin maritime au Rhône. Un bateau arrivant de la mer emprunte donc un accès différent de celui qui descend le fleuve.

Au-delà de l’écluse se trouvent courants fluviaux, ponts, autres écluses et voies vers l’intérieur de la France. Tirant d’air, tirant d’eau et voie choisie déterminent les possibilités d’un voilier. Les informations de navigation Saône–Méditerranée de VNF sont le point de départ adapté à ce passage distinct. Ici, le fait géographique essentiel est la jonction : navigation côtière et navigation intérieure se rencontrent dans la même ville.

Voiliers amarrés autour du vaste bassin central de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
Le port de plaisance central de Port-Saint-Louis, près de la liaison avec le Rhône.
Photo : Tylwyth Eldar

Les bateaux entre deux voyages

Les chantiers environnants expliquent une autre raison de la concentration de voiliers ici : levage, travaux de mâture, stockage et remise en état. Port Camargue a été conçu pour les loisirs à flot ; à Port-Saint-Louis, une grande part de la vie nautique se déroule à terre entre deux traversées. Le guide logistique de Port Napoléon traite de la préparation et du stockage. Son accès maritime passe par le canal Saint Antoine, sans emprunter l’écluse du Rhône.

Une petite embarcation pour le marais

Pour découvrir autrement cette jonction, l’office de tourisme propose des sorties sur réservation en nègo-chin, embarcation traditionnelle des eaux peu profondes, avec une association locale de patrimoine. Ce bateau bas donne accès à une échelle d’eau et de roselières très différente de celle du bassin portuaire. Une visite concrète permet ainsi de comprendre la diversité des bateaux du delta.

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Golfe de Fos

Les machines derrière l’horizon maritime

À Fos, une grue ou un navire peut dominer la vue comme le faisait un clocher plus à l’ouest. Pétroliers, vraquiers, terminaux à conteneurs, remorqueurs et usines occupent les rives actives du golfe. Les bassins ouest du port s’étendent sur environ 10 000 hectares. Cette échelle tient aux matières premières, combustibles et marchandises circulant entre routes maritimes et industrie continentale.

La sidérurgie relie particulièrement directement les navires au paysage : le minerai arrive en vrac, passe par d’immenses engins de manutention et alimente la production à terre. Raffineries et installations de stockage racontent une autre partie de cette histoire. La proximité des zones humides de Camargue est frappante ; les deux paysages dépendent de l’eau, mais en font des usages profondément différents.

Un grand engin de reprise du minerai près des stocks de l’aciérie de Fos, avec des grues portuaires au loin.
Manutention du minerai à l’aciérie de Fos, photographiée en 2016. Déchargement des navires et production d’acier se rejoignent sur cette rive industrielle.
Photo : Borvan53

Une côte industrielle qui continue de changer

Le programme de développement industriel du port vise notamment des productions moins carbonées et de nouvelles activités énergétiques, aux côtés de l’économie existante. La plateforme industrielle Caban-Tonkin rassemble des entreprises autour d’infrastructures partagées et de l’innovation industrielle. Ces projets concernent un paysage actif de raffineries, de métallurgie et de logistique, avec des nouveautés à différents stades de développement.

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Martigues, Caronte & étang de Berre

Caronte et l’étang de BerreLe fort de Bouc se trouve à l’entrée maritime de Caronte. Le chenal passe devant Port-de-Bouc, rejoint Martigues puis s’ouvre sur l’étang de Berre.Port-de-BoucMartiguesFort de BoucCaronteÉtang de Berre122 milles nautiquesN
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Une autre mer derrière le chenal

Le chenal de Caronte relie le golfe de Fos à l’étang de Berre. Martigues occupe l’extrémité orientale de cette liaison, où les canaux divisent la ville en Ferrières, L’Île et Jonquières. Au-delà, Berre s’ouvre en une vaste étendue saumâtre bordée de villes, d’industries et de rives fréquentées pour la voile et la pêche. Son caractère diffère de celui des lagunes peu profondes de Camargue.

Autour du Miroir aux Oiseaux, de petites barques reposent au pied des maisons serrées sur le quai. Une promenade dans L’Île, puis vers Ferrières et le bord de l’eau, montre comment la ville s’organise autour de ses canaux. Ces passages étroits éclairent la longue relation de Martigues avec la pêche : les poissons qui circulent entre l’étang et la mer doivent franchir cette rencontre des eaux.

Le filet à l’origine de la poutargue

Le calen est un grand filet immergé dans le chenal puis relevé pour capturer les poissons de passage. L’office de tourisme de Martigues présente Jordan Ortiz et son calen en activité, avenue de la Paix. Les mulets, appelés localement muges, quittent Berre pour la mer lors de leur migration de reproduction. Les œufs des femelles sont salés, pressés et séchés pour donner la poutargue, servie en fines tranches ou râpée sur un plat.

Cette saveur a une géographie précise : un lieu d’alimentation intérieur, une sortie étroite et une technique de pêche adaptée à ce passage. La vente directe dépend des prises et de la production ; l’office de tourisme indique que la nouvelle poutargue est généralement disponible à partir de la mi-août. Une visite de la pêcherie et une promenade le long des canaux relient ainsi le produit aux eaux dont il provient.

De petites barques se reflètent dans un canal au pied de maisons jaunes à Martigues.
Petites barques et maisons au bord de l’eau autour du Miroir aux Oiseaux à Martigues.
Photo : kallerna

Le fort de Bouc garde le passage

À l’entrée maritime de Caronte, le fort de Bouc associe une position défensive à un phare. Son emplacement explique l’importance du chenal pour le commerce et le contrôle du territoire. L’office de tourisme de Martigues propose des visites guidées à dates prévues ; l’accès est organisé et ne consiste pas à débarquer librement au fort.

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Côte Bleue : de Carro à Niolon

De Carro à NiolonCarro, Sausset, Carry, La Redonne, Méjean et Niolon se succèdent sur la côte rocheuse. La ligne discontinue à terre représente le chemin de fer côtier ; Marseille se trouve à l’est de Niolon.CarroSaussetCarryLa RedonneMéjeanNiolon1234563 milles nautiquesN
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À Carro, le port retrouve l’échelle du village

À Carro, les bateaux de pêche se rassemblent tout contre le village et son marché aux poissons du matin. Le changement depuis Fos est immédiat : coques, quais et vente des prises remplacent les lointaines structures des terminaux. Le cap de La Couronne annonce une côte plus découpée, faite de plages, de rochers et de petits ports, après le long rivage plat du delta.

Petits bateaux de pêche en activité amarrés à Carro, avec des maisons le long du quai.
Les bateaux de pêche de Carro se trouvent au pied du quai du village.
Photo : Thérèse Gaigé

Sausset-les-Pins

Sausset associe port de pêche et de plaisance, front de ville et gare. La côte reste assez ouverte ici, avec des plages et des portions rocheuses basses. C’est une escale en ville sur la côte, avec le train pour visiter d’autres lieux du littoral.

Carry-le-Rouet

À Carry, le front de mer entoure un bassin fermé plus resserré, avec des restaurants et des chemins qui prolongent la promenade sur le rivage rocheux. Pêche, baignade et protection marine se côtoient ici : les eaux protégées au large de Carry font partie du parc marin propre à cette côte.

Une protection construite avec les pêcheurs

Le Parc Marin de la Côte Bleue a été créé en 1983, réunissant collectivités locales, scientifiques et pêcheurs professionnels autour d’une approche commune du littoral. Zones protégées et récifs artificiels coexistent avec la poursuite de la pêche. Les pêcheurs participent aussi au suivi scientifique des réserves. Ici, la protection s’est développée à côté du golfe industriel et de l’agglomération marseillaise, au sein d’une côte habitée et active.

Carry et Cap-Couronne possèdent des zones protégées soumises à des restrictions particulières, différentes de celles des eaux environnantes du parc marin. Les informations actualisées sur les activités et le mouillage du parc distinguent les secteurs concernés, notamment les dispositions supplémentaires de mouillage pour les navires à partir de 20 m. La préservation des herbiers de posidonie explique une grande part de cet encadrement de l’ancrage. Il s’agit du parc marin de la Côte Bleue, distinct du Parc national des Calanques à l’est de Marseille.

Un train traverse un viaduc de pierre entre les pentes calcaires près de Niolon, avec Marseille de l’autre côté de l’eau.
La voie ferrée côtière près de Niolon, avec Marseille de l’autre côté de la rade ; photographie de 2016.
Photo : Kabelleger / David Gubler

La Redonne & Méjean : le littoral vu d’en haut

À l’est de Carry, le rivage se creuse davantage. La Redonne et Méjean sont de petites calanques habitées, avec maisons et bateaux au contact de la roche. La ligne ferroviaire de la Côte Bleue enchaîne tunnels et viaducs au-dessus de ce littoral, reliant Marseille à Miramas par des arrêts dont Niolon, La Redonne-Ensuès, Carry et Sausset. Elle permet à un équipage de voir la même côte depuis une autre hauteur, ou de visiter une crique sans y chercher une place de port.

Les petits fronts de mer de La Redonne, Méjean et Niolon se découvrent à pied, mais la présence de bateaux amarrés ne garantit pas de place pour un voilier de passage. Les ports disposant d’un accueil visiteurs et le train permettent d’associer une place confirmée à des visites le long du littoral. Les sentiers côtiers apportent un autre regard lorsqu’ils sont ouverts ; les restrictions estivales liées au risque d’incendie peuvent fermer l’accès aux collines.

Niolon, avec Marseille de l’autre côté de l’eau

Niolon rassemble un petit port, un village et des activités de plongée sous les pentes calcaires. La gare se trouve au-dessus de la calanque. Au bord de l’eau, l’espace est intime et resserré ; depuis la voie ferrée et les hauteurs voisines, la vue s’ouvre sur la rade et Marseille. Le guide de visite local présente les accès et les possibilités à terre. Au-delà de Niolon et de L’Estaque, la ville et le Frioul ouvrent un nouveau paysage.

Un petit port, des bateaux et des maisons au bord de l’eau sous les collines rocheuses de Niolon.
Le port de Niolon se resserre au pied des pentes calcaires.
Photo : Matieu Castel

Le long de la côte

À l’ouest du Grau-du-Roi, La Grande-Motte et la côte des lagunes mènent vers Sète et Thau. À l’est de Niolon, Marseille fait entrer dans le paysage un grand port urbain et des îles au large ; les Calanques et La Ciotat appartiennent au littoral qui se poursuit au-delà.

Sources & crédits des images

Les liens de visite renvoient aux exploitants des ports, au parc régional de Camargue, au parc marin de la Côte Bleue, aux gestionnaires des monuments et aux offices de tourisme locaux. Sources consultées en septembre 2026. Chaque photographie conserve ses liens vers l’auteur et la licence dans le crédit sous l’image.

Données cartographiques : © contributeurs OpenStreetMap, ODbL 1.0. Télécharger l’extrait des données géographiques.